01 C'est quoi, ANTICORP ?
Un studio de pubs B2B. On part d'un principe simple : « corporate » n'oblige pas à « ennuyeux ». On fabrique des films publicitaires qu'on regarde jusqu'au bout — et dont on se souvient le lendemain.
Dans le B2B, on sait, c'est presque une provocation.
02 Vous faites des vidéos, alors ?
Non. Et la nuance est capitale.
Une vidéo corporate informe. Une pub agit. Ce n'est pas le même métier.
On ne croit pas qu'un "Plus d'infos sur www.optimance.fr" à la fin d'un film de 4 mn fasse bouger qui que ce soit. On ne croit pas qu'une musique « qui met les poils » suffise à donner envie d'acheter. On ne croit pas qu'un film qui aborde 5 concepts, 3 idées, 6 lieux et 4 métiers reste lisible. Et on n'a jamais vu un collaborateur, même sincèrement heureux, sourire à une caméra au ralenti dans la vraie vie.
Ce qu'on fait : tout le reste.
03 On travaille comment, concrètement ?
- On creuse. On ouvre le capot avant de filmer quoi que ce soit : votre marché, les idées reçues de votre secteur, ce que font vos concurrents — souvent en interrogeant vos propres clients. C'est le temps stratégique : comprendre ce que vous vendez, à qui, et pourquoi vos prospects auraient tout intérêt à vous choisir. Et surtout, trouver ce qui vous rend unique. Tout ce qu'on déterre ici nourrit l'écriture juste après.
- On fabrique. Une idée par film. Une seule. Puis le script — plusieurs options, vous choisissez. Ensuite la campagne : écriture, casting, tournage, VFX, montage. Films déclinés dans les bons formats.
- On arme. Un film que personne ne voit, c'est une vidéo de plus sur une étagère. On vous arme pour la diffusion : stratégie de diffusion, formats, plans média. Condition sine qua non.
Rien de magique. Juste du sérieux, bien caché derrière l'humour.
04 Vous gérez aussi la diffusion, ou juste le film ?
Comme vous voulez — sauf une chose, sur laquelle on ne transige pas.
Vous pouvez diffuser vous-même : on vous arme avec toutes nos prescriptions — plateformes, formats, ciblage, plan média. Vous repartez avec une campagne prête à lancer, entre vos mains.
Vous préférez qu'on s'en occupe ? On pilote la diffusion de bout en bout.
Mais dans les deux cas, il y a une règle : on ne réalise pas de film qui ne sera pas diffusé. Un film qui dort sur un serveur, ce n'est pas notre métier — c'est du gâchis, et on refuse d'y participer. La diffusion n'est pas une option qu'on ajoute à la fin : c'est la raison d'être du film.
05 Combien de temps ça prend ?
Plus que vous ne l'espérez, moins que vous ne le craignez.
Une bonne pub se réfléchit avant de se tourner. On ne bâcle pas. Mais on n'a pas non plus la patience des projets qui s'étirent comme un générique de fin.
06 C'est combien ?
À partir de 25 000 € pour une campagne complète. Mais vous n'êtes pas obligé de tout signer d'un coup — et c'est là que ça devient intéressant.
L'intérêt ? Vous engagez la confiance avant le budget. Vous testez notre cerveau avant de payer nos caméras.
Le Build — à partir de 5 000 €. On creuse votre marché, votre positionnement, ce qui vous rend unique, et on vous propose des pistes de scripts. Vous jugez notre approche sur pièces, noir sur blanc. Même si vous vous arrêtez là, vous repartez avec de la stratégie et des idées écrites entre les mains.
Le Run — à partir de 25 000 €. Si le Build vous a convaincu, on enchaîne : réalisation complète de la campagne, jusqu'à l'armement de la diffusion. On va au bout. Et le Build n'est pas compté deux fois : ce que vous avez investi dedans se déduit du Run.
On n'est pas l'option la moins chère — on est celle qui se voit à l'écran. Budget serré mais projet passionnant ? Écrivez quand même. Budget serré et brief mou ? On vous orientera gentiment ailleurs, sans rancune.
07 Pourquoi faire une pub, alors que je fais déjà des interviews, du contenu court, du format qui tourne ?
Bonne question. Sans doute la plus importante de cette page.
Réponse honnête : il faut probablement faire les deux. Parce que ce ne sont pas les mêmes métiers, et qu'ils ne produisent pas les mêmes résultats.
Vos interviews et votre contenu quotidien entretiennent votre présence. Ils nourrissent le flux, prouvent que vous existez, parlent à ceux qui vous suivent déjà — vos équipes, vos clients, et l'algorithme un mardi sur deux. C'est utile. Gardez-les.
Mais posez-vous la vraie question : combien de ces contenus un inconnu regardera-t-il jusqu'au bout ? Combien s'en souviendra-t-il le lendemain ? Combien changeront l'avis de quelqu'un qui ne vous connaissait pas ?
C'est là que la pub fait un autre travail. Elle ne remplit pas votre quotidien — elle marque un territoire. Elle imprime, elle crée une préférence, elle vous rend mémorable auprès de gens qui ne vous avaient jamais vu.
Ce n'est pas une dépense de plus. C'est la seule qui construit quelque chose, au lieu de remplir un vide. Le vide, lui, se remplit tout seul — c'est bien le problème.
Gardez vos interviews. Ajoutez-leur une raison de s'en souvenir.
08 Pourquoi l'humour ferait mieux que le reste ?
Parce que votre prospect est un humain avant d'être un directeur des achats.
Il a vu passer 4 000 messages publicitaires aujourd'hui. Il n'en a retenu aucun — sauf celui qui l'a fait sourire. L'humour ne remplace pas l'argument : il lui ouvre la porte.
C'est de la neurologie, pas de la fantaisie. (Les chiffres sont plus bas, promis.)
09 C'est quand qu'une pub humoristique est particulièrement utile ?
Quand vous avez quelque chose à dire et que tout le monde regarde ailleurs.
Quelques cas d'école :
Quand votre marché est encombré. Tout le monde dit la même chose, de la même façon. L'humour est le seul moyen de sortir du brouhaha — pendant que vos concurrents font des graphiques qui montent.
Quand vous lancez un truc. Produit, offre, repositionnement. Un lancement oublié en trois jours, c'est un enterrement avec petits fours. Une pub qui marque, c'est une nouveauté qui reste.
Quand votre sujet fait fuir en soirée. Logiciel de conformité, adhésifs industriels, retraitement d'eaux usées… Plus c'est réputé barbant, plus l'humour fait mouche. Le contraste, c'est votre meilleur ami.
Quand vous soignez votre marque employeur. Les bons candidats vous jugent avant de postuler. Une entreprise qui a de l'esprit attire des gens qui en ont. Une qui fait des vidéos au ralenti avec musique d'ascenseur attire… autre chose.
Quand vous visez LinkedIn. Le fil est un cimetière de vidéos corporate jamais finies. Une pub drôle, c'est le seul survivant du scroll.
Et quand rien de tout ça ne colle ? Souvent, c'est là que c'est le plus intéressant. Les meilleures idées naissent d'un contexte qu'aucune liste n'avait prévu. Si votre situation n'est pas ci-dessus, ce n'est pas qu'elle ne s'y prête pas — c'est peut-être qu'elle mérite mieux qu'un cas d'école. Parlez-nous-en.
10 On a toujours été sérieux. On peut vraiment faire rire ?
Oui. Et c'est souvent plus facile qu'on ne le croit — parce que personne ne connaît mieux que vous les absurdités de votre secteur.
On n'a pas besoin de vous transformer en comédien. On a besoin que vous osiez dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas dans votre métier. Trouver comment le formuler, c'est notre travail.
11 Et si votre humour ne colle pas à celui de nos prospects ?
C'est la bonne question. Réponse honnête : l'humour qu'on fabrique n'est pas le nôtre — c'est le vôtre, taillé pour votre audience.
On ne plaque pas notre sensibilité sur votre marque. On part de ce qui fait sourire vos prospects : leurs frustrations, leurs codes, leur quotidien professionnel. Et si on rate la cible, on le sait avant de tourner. C'est à ça que servent le brief et l'écriture — pas à se rassurer, à vérifier.
12 Qu'est-ce qui me prouve qu'on ne va pas se couvrir de ridicule ?
Rien, si on travaille mal. Ce qui vous protège du ridicule, c'est la méthode : on ne fait rien sans comprendre votre marché, votre audience, vos lignes rouges.
L'humour qui ridiculise, c'est l'humour qui ne connaît pas son sujet. On fait l'inverse : on connaît le sujet avant de l'ouvrir à la légèreté. La frontière entre le ridicule et le percutant, c'est exactement là qu'on travaille.
13 Peut-on rire de tout ?
En théorie oui, en publicité non. Nuance de taille.
On ne rit jamais de quelqu'un — de vos clients, de vos concurrents, d'un groupe, d'un drame. On rit avec : des absurdités que tout le monde reconnaît dans votre métier, des travers du corporate, des situations que vos prospects vivent tous les jours. L'humour qui vise quelqu'un se retourne toujours contre la marque qui l'emploie. L'humour qui vise une situation partagée, lui, rassemble.
La règle est simple : la cible d'une bonne blague B2B, ce n'est jamais une personne. C'est une absurdité. Et des absurdités, votre secteur en regorge — c'est bien pour ça qu'on a du travail.
14 Que vont dire mes collaborateurs ? Mes associés ?
Deux réactions possibles. La première : « C'est exactement nous, enfin. » La seconde : « C'est un peu risqué, non ? »
La deuxième disparaît en général le jour où les premiers retours clients arrivent. En attendant, on vous aide à préparer l'argumentaire interne — parce que vendre le projet en interne est souvent plus dur qu'en externe. C'est une constante universelle.
15 Si je fais rire une fois, je dois faire rire toujours ?
Non. L'humour est un outil, pas une prison.
Une marque peut être drôle sur un sujet et sérieuse sur un autre. Ce qui compte, c'est la cohérence du regard — pas la répétition du gag. On ne vous condamne pas à finir chaque communiqué par une blague.
16 Combien de projets par an ?
Dix campagnes. Pas une de plus.
Une campagne, ce n'est pas un film unique : elle peut en contenir plusieurs, avec ses déclinaisons. Mais on plafonne volontairement, parce qu'on préfère dix projets qu'on défend à trente qu'on subit. Le reste du temps, on prépare des idées qui claquent pour de vrai.
Traduction : les places sont comptées. Ce n'est pas une posture, c'est un agenda.
17 On veut voir notre PDG dans le film.
Ça peut très bien marcher. À une condition : que votre PDG ait quelque chose d'intéressant à dire — et qu'on lui écrive ce quelque chose ensemble.
Un PDG qui lit un prompteur avec l'émotion d'un distributeur automatique, c'est non. Un PDG qui convainc, surprend ou fait sourire, c'est oui.
18 Notre dernière vidéo est ratée. Vous pouvez faire mieux ?
Oui. Et on s'abstiendra de commenter l'ancienne, même si l'envie nous démange.
19 Pourquoi vous ne travaillez pas avec tout le monde ?
Parce qu'on ne fait pas du bon travail quand le brief commence par « on voudrait rester classique » ou « la même chose que d'habitude, mais en mieux ».
Notre approche ne convient pas à tout le monde, et c'est parfait comme ça. Les formats sages ont plein d'excellents artisans — ce n'est simplement pas ce qu'on fait.
20 Vous êtes basés où ?
Dans le Sud de la France. On tourne avec le soleil, on pense avec le large, et on se déplace partout.
21 On peut voir vos travaux ?
Réponse honnête : on commence par se faire à nous-mêmes ce qu'on promet aux autres. Nos premières réalisations, ce sont nos propres pubs — parce que vendre de l'anti-bullshit avec un portfolio bullshit serait un comble.
Les images arrivent. Si vous avez lu cette page jusqu'ici et que le ton vous parle, vous en avez déjà un aperçu assez fidèle.
22 C'est quoi les preuves scientifiques que l'humour marche ?
Ici, on est parfaitement sérieux. Les chiffres :
90 % des gens se souviennent mieux d'une pub qui les a fait rire. ¹ Oracle Happiness Report, 2022 — 12 000 personnes, 14 pays, dont la France.
72 % choisiraient une marque qui les a fait sourire plutôt qu'un concurrent qui ne l'a pas fait. ² Oracle Happiness Report, 2022 — vos acheteurs sont des humains avant d'être des directions des achats.
69 % ouvriraient un email si son objet était drôle. ³ Oracle Happiness Report, 2022 — dans des boîtes mail qui ressemblent à des poubelles non vidées, c'est proprement miraculeux.
+70 % des acheteurs B2B jugent l'humour efficace en publicité — et pourtant seuls 36 % en voient régulièrement dans leur secteur. Même dans des domaines aussi glamour que les adhésifs industriels. ⁴ Journal of Business Research, 2024 — quatre études expérimentales sur des acheteurs B2B. Oui, même les acheteurs de colle industrielle ont de l'humour.
+28 % de connexion à la marque chez les acheteurs B2B qui trouvent une pub drôle (et +20 % chez les décideurs). ⁵ Magna Media Trials / LinkedIn, 2024.
95 % des dirigeants admettent ne pas oser l'humour, de peur de rater leur cible. ⁶ Oracle Happiness Report, 2022 — ce qui veut dire que le terrain est presque entièrement libre. Ceux qui osent correctement raflent l'attention pendant que les autres font des graphiques qui montent.
